Les Inséparables (genre Agapornis)
Les inséparables (Agapornis) sont de petits perroquets appartenant à la famille des Psittacidés. Originaires principalement d’Afrique, avec une espèce présente à Madagascar, ils sont connus pour leur comportement très social et les liens étroits qu’ils peuvent former avec leur partenaire.
On les appelle d’ailleurs « lovebirds » en anglais, littéralement « oiseaux de l’amour ». Il n’est pas rare d’observer deux inséparables installés l’un contre l’autre, se toilettant mutuellement ou partageant une grande partie de leurs activités.
Mais derrière le terme « inséparable » se cachent en réalité 9 espèces du genre Agapornis, avec des différences de taille, de comportement, de répartition géographique et même de dimorphisme sexuel.
En captivité, trois espèces sont particulièrement connues : l’Inséparable rosegorge (Agapornis roseicollis), l’Inséparable de Fischer (Agapornis fischeri) et l’Inséparable masqué (Agapornis personatus). Ce sont aussi celles que je vais particulièrement présenter dans cet article, avec leur caractère, leurs principales caractéristiques et mon expérience de ces oiseaux.

Les 9 espèces d’inséparables (Agapornis)
Le genre Agapornis compte 9 espèces. Elles sont toutes originaires du continent africain, à l’exception de l’Inséparable à tête grise, présent à Madagascar et dans les îles voisines.
Voici les 9 espèces d’inséparables :
- Inséparable rosegorge — Agapornis roseicollis
- Inséparable de Fischer — Agapornis fischeri
- Inséparable masqué — Agapornis personatus
- Inséparable à tête grise — Agapornis canus
- Inséparable à tête rouge — Agapornis pullarius
- Inséparable d’Abyssinie — Agapornis taranta
- Inséparable à collier noir — Agapornis swindernianus
- Inséparable de Lilian — Agapornis lilianae
- Inséparable à joues noires — Agapornis nigrigenis
Les trois premières — Roseicollis, Fischer et Personatus — sont celles que l’on rencontre le plus couramment en élevage et chez les particuliers. Elles sont aussi disponibles dans de nombreuses mutations de couleurs.
Fiche technique des inséparables
Les inséparables sont de petits perroquets compacts et robustes, reconnaissables à leur bec crochu puissant et à leur queue relativement courte. Les caractéristiques varient toutefois selon les espèces : il vaut mieux donner des repères que leur attribuer à toutes exactement les mêmes valeurs.
| Caractéristique | Repères |
|---|---|
| Genre | Agapornis |
| Famille | Psittacidés |
| Origine | Afrique et Madagascar |
| Taille | Environ 13 à 17 cm selon l’espèce |
| Poids | Environ 40 à 60 g pour les espèces couramment élevées |
| Longévité | Souvent 10 à 15 ans et parfois davantage dans de bonnes conditions |
| Dimorphisme sexuel | Variable selon l’espèce ; chez le Fischer et le Personata, mâle et femelle se ressemblent extérieurement |
| Ponte | Généralement 4 à 6 œufs, avec des variations selon l’espèce et les individus |
| Incubation | Environ 21 à 23 jours chez les espèces couramment élevées |
| Alimentation | Alimentation variée et équilibrée adaptée aux petits psittacidés |
Chez les espèces les plus présentes en élevage, les différences de taille restent assez faibles. Un Fischer mesure par exemple environ 13 à 15 cm pour 42 à 58 g, tandis qu’un Roseicollis tourne autour de 15 cm et d’une cinquantaine de grammes.
L’alimentation ne doit pas se résumer à un simple mélange de graines. Elle doit être diversifiée et adaptée à l’oiseau, avec notamment des végétaux frais et une alimentation de base équilibrée. J’aborde ce sujet plus en détail dans mon guide sur l’alimentation des perruches et perroquets.
Les inséparables les plus courants en captivité
Parmi les neuf espèces d’Agapornis, trois sont particulièrement répandues en élevage : l’Inséparable rosegorge, l’Inséparable de Fischer et l’Inséparable masqué. Ce sont également celles pour lesquelles on rencontre le plus de mutations de couleurs.
L’Inséparable rosegorge (Agapornis roseicollis)
L’Inséparable rosegorge, également appelé Inséparable à face rose, est probablement l’espèce la plus connue et la plus représentée en captivité. C’est un petit perroquet robuste, actif et généralement bon reproducteur lorsque les conditions d’élevage sont adaptées.
La forme sauvage présente principalement un plumage vert avec la face et la gorge rose à rougeâtre. Au fil des générations en captivité, de nombreuses mutations ont été sélectionnées : lutino, turquoise, cinnamon, pallid, panaché, violet ou encore différentes combinaisons entre ces mutations.
Pour ma part, j’ai toujours eu une préférence pour le Roseicollis lutino, avec son plumage jaune et sa face rouge-orangée particulièrement caractéristique.



L’Inséparable de Fischer (Agapornis fischeri)
L’Inséparable de Fischer est lui aussi très présent en captivité. Dans sa forme sauvage, son plumage est principalement vert, avec une tête orangée devenant plus claire vers le cou, un bec rouge et un cercle oculaire blanc bien visible. Le croupion présente une coloration bleutée à violette.
Comme chez le Roseicollis, l’élevage a permis l’apparition et la sélection de nombreuses mutations de couleurs. On rencontre notamment des Fischer bleus, panachés, pastel ou présentant différents facteurs foncés, donnant aujourd’hui une grande diversité de plumages.
Le Fischer est un inséparable très actif, curieux et sociable avec ses congénères. Comme toujours chez les psittacidés, le comportement varie cependant selon l’individu, son environnement et la manière dont il a été socialisé.


L’Inséparable masqué ou Personata (Agapornis personatus)
L’Inséparable masqué, souvent appelé Personata en élevage, se reconnaît facilement dans sa forme sauvage à sa tête sombre qui contraste avec son collier jaune. Le corps est principalement vert, le bec rouge et le cercle oculaire blanc est bien marqué.
Là encore, la sélection en captivité a donné naissance à de nombreuses mutations. On rencontre notamment des Personata bleus, cobalt, avec différents facteurs foncés ou encore panachés, qui peuvent donner des oiseaux très différents de la coloration sauvage.
Le Personata est un inséparable vif, curieux et très actif. Il peut former des liens sociaux étroits avec ses congénères, mais son comportement dépend beaucoup de l’individu, de sa socialisation et de ses conditions de vie.


La reproduction chez les inséparables
Les inséparables se reproduisent généralement bien en captivité lorsque le couple est compatible et bénéficie de bonnes conditions d’élevage. Selon l’espèce et les individus, la femelle pond généralement plusieurs œufs, avec une incubation d’environ trois semaines.
Pour ma part, je préfère maintenir les couples séparément pendant la reproduction. L’élevage en colonie est possible, mais il augmente les risques de conflits entre couples, notamment autour des nids. Il faut également éviter de mélanger différentes espèces d’inséparables reproductrices afin de limiter les risques d’hybridation.
Le nid utilisé est généralement de forme horizontale. Pour les espèces couramment élevées comme le Roseicollis, le Fischer ou le Personata, un nid d’environ 25 à 30 cm de longueur pour 15 cm de largeur et de hauteur constitue un bon repère, à adapter aux oiseaux et aux conditions d’élevage.
Une particularité intéressante des inséparables est leur façon de préparer le nid. Il est possible de leur fournir des branches fraîches et non traitées adaptées aux oiseaux : ils découpent eux-mêmes de fines lamelles végétales qu’ils transportent ensuite pour aménager leur nid. Chez le Roseicollis notamment, la femelle peut glisser ces matériaux entre les plumes de son croupion pour les transporter.
Pendant cette période, les oiseaux peuvent également devenir plus territoriaux et plus bruyants. Il faut donc surveiller le comportement du couple et intervenir si une agressivité inhabituelle apparaît.
Les inséparables sont-ils de bons oiseaux de compagnie ?
Les inséparables peuvent devenir des oiseaux familiers, curieux et très joueurs. Malgré leur petite taille, ils ont un caractère bien affirmé et demandent de l’attention, de l’espace et de nombreuses possibilités de s’occuper.
Ce caractère curieux et parfois intrépide s’observe très bien chez certains individus. C’est notamment le cas de Mango, un inséparable particulièrement intrépide, auquel j’avais consacré un article.
Il ne faut cependant pas se fier à leur petite taille : ce sont des oiseaux très actifs, parfois territoriaux et capables de pincer fortement. D’après mon expérience, le Roseicollis peut notamment avoir un caractère assez affirmé, tandis que j’ai généralement observé un tempérament plus doux chez le Fischer. Le Personata peut lui aussi montrer un caractère bien marqué. Cela reste toutefois très individuel : la socialisation, les conditions de vie et l’histoire de chaque oiseau jouent énormément.
Un inséparable peut-il pratiquer le vol libre ?
Un inséparable bien socialisé peut développer une relation proche avec l’humain. Certains individus peuvent également apprendre le rappel et être entraînés au vol libre, mais cette pratique ne doit jamais être improvisée.
Le vol libre comporte des risques : prédation, perte de l’oiseau, météo ou réaction imprévisible. J’ai publié sur Bird and You le témoignage d’une passionnée pratiquant le vol libre avec ses conures. Son expérience montre justement les différentes facettes de cette pratique, puisqu’elle raconte aussi la perte d’une de ses conures à la suite de l’attaque d’un épervier.
Pour les petits oiseaux, le harnais peut aussi permettre des sorties en extérieur sans pratiquer le vol libre. Il doit cependant être adapté à la taille de l’oiseau et son apprentissage doit se faire progressivement. J’ai notamment testé le harnais Aviator Mini sur mes Perruches Catherine, où je montre concrètement comment je leur mets le harnais et comment je l’utilise avec de petites perruches.
Comme tous les perroquets, ils ont besoin d’un environnement suffisamment spacieux, de sorties régulières lorsque les conditions le permettent, de jouets à détruire et à manipuler, ainsi que d’interactions sociales quotidiennes. Leur comportement naturel doit rester au centre de leur maintien en captivité.
Un inséparable peut-il vivre seul ?
Le nom « inséparable » peut laisser penser que ces oiseaux doivent obligatoirement vivre en couple. La réalité est plus nuancée. Ce sont avant tout des oiseaux sociaux, qui ont besoin d’interactions régulières et d’un environnement stimulant.
Un inséparable peut vivre sans partenaire lorsqu’il bénéficie de suffisamment d’attention et d’activités, mais la présence humaine ne reproduit pas complètement les interactions qu’il peut avoir avec un congénère : toilettage mutuel, communication, proximité physique ou activités partagées.
À l’inverse, avoir deux inséparables ne signifie pas nécessairement former un couple reproducteur. Deux oiseaux peuvent développer une relation sociale forte sans reproduction.
Avant d’accueillir un inséparable, il faut donc surtout réfléchir au temps que l’on pourra réellement lui consacrer, à son espace de vie et à ses possibilités d’interaction au quotidien.
Quelle est la durée de vie d’un inséparable ?
Un inséparable peut vivre une dizaine d’années et souvent davantage lorsqu’il bénéficie de bonnes conditions de vie. Une longévité autour de 10 à 15 ans constitue un repère courant, mais certains individus peuvent dépasser cet âge.
La longévité dépend notamment de l’espèce, de la génétique, de l’alimentation, de l’activité physique et du suivi de santé. Une alimentation équilibrée, suffisamment d’espace pour voler et une surveillance régulière de l’état général de l’oiseau sont donc essentielles.
Adopter un inséparable représente ainsi un engagement sur de nombreuses années, un élément à prendre en compte avant son acquisition.
Conclusion
Les inséparables (Agapornis) sont de petits perroquets au caractère bien affirmé. Roseicollis, Fischer et Personata sont les espèces que l’on rencontre le plus souvent en captivité, mais chacune possède ses particularités et chaque oiseau reste avant tout un individu.
Leur petite taille ne signifie pas qu’ils demandent peu d’attention. Vie sociale, espace, alimentation équilibrée, activités et observation quotidienne sont essentiels pour leur offrir de bonnes conditions de vie.
Après plusieurs années à observer et élever ces oiseaux, c’est justement ce mélange entre curiosité, énergie, intelligence et caractère qui rend les inséparables aussi intéressants à mes yeux.
Questions fréquentes sur les inséparables
Quelle est la durée de vie d’un inséparable ?
Un inséparable vit généralement autour de 10 à 15 ans et peut parfois vivre davantage. Sa longévité dépend notamment de son espèce, de son alimentation, de son activité, de ses conditions de vie et de son suivi de santé.
Un inséparable peut-il vivre seul ?
Oui, un inséparable peut vivre sans partenaire s’il bénéficie de suffisamment d’interactions, d’activités et d’attention au quotidien. Il reste toutefois un oiseau très social et la présence humaine ne remplace pas totalement les interactions avec un congénère.
Quelles sont les principales espèces d’inséparables ?
Le genre Agapornis comprend neuf espèces. En captivité, les plus connues sont l’Inséparable rosegorge (Agapornis roseicollis), l’Inséparable de Fischer (Agapornis fischeri) et l’Inséparable masqué ou Personata (Agapornis personatus).
Comment reconnaître un inséparable mâle d’une femelle ?
Cela dépend de l’espèce. Chez les Roseicollis, Fischer et Personata, mâles et femelles se ressemblent extérieurement et l’observation seule ne permet pas toujours un sexage fiable. Lorsqu’une identification certaine est nécessaire, le sexage ADN constitue une méthode fiable.
Que mange un inséparable ?
L’alimentation d’un inséparable doit être variée et équilibrée. Elle ne doit pas reposer uniquement sur les graines et peut comprendre une alimentation de base adaptée aux petits psittacidés ainsi que des légumes et autres végétaux frais appropriés.
Les inséparables parlent-ils ?
Les inséparables ne sont pas particulièrement réputés pour leurs capacités à reproduire la parole humaine. Certains individus peuvent apprendre quelques sons ou mots, mais leurs vocalisations et leur communication gestuelle occupent une place beaucoup plus importante.



Çà fait un an que j’ai des inséparables. Jai beau essayer de les apprivoisés, et ils se s’éloigne de moi. Pourtant je les ai eu à trois mois. Je suis tout le temps près d’eux. Je réussi à les prendre de force. Je les flattent, les embrassent, les nourris à la mains, rien n’y fait. Je les aiment et j’aimerais qu’ils m’aiment aussi. Je les sors souvent et je suis obligée de les attraper avec un filet pour les faire entrer dans leur cage. Sinon ils se cachent dans les rideaux pour dormir. Quoi faire!
@line tu as des inséparables non EAM, donc l’apprivoisement dépendra de leur caractère et comment tu t’y prends…
Il faut éviter de les prendre de force et surtout de les attraper pour les rentrer…cela renforcera leur peur en vers toi…Le mieux serait de les laisser venir vers toi pour attraper une graine par exemple et faire en sorte qu’ils rentrent seuls dans leur cage (pas de nourriture à l’extérieur, comme ça ils rentreront seuls pour manger et boire…).
Bonjour
Jai 2 eam et depuis un certain temps ils crient bcp
Jai mis des jouets
Je les sors pour etre avk nous
Mais kan ils crient trop mon mari leur donne une douche froide
Est ce bien ou pas?
Bonjour @cadjee-shanaz,
Tout d’abord, il faut déterminer la cause des cris, si ce sont des cris d’appel, d’ennui ou tout simplement une mauvaise habitude…
J’avais écris un artile sur le sujet, le mieux est de le lire pour voir comment réagir face à cette situation, le voici: Pourquoi mon oiseau crie ? Causes et conseils
Pour la douche, je suis un peu septique, car il y a le risque de faire peur à l’oiseau et perdre sa confiance.